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L'analyse de
type freudien nous a permis de comprendre
les mécanismes psychologiques de la pensée
dans
leur immense complexité. Dans la pratique, cette
approche est comme une petite caméra qui nous
fait cheminer selon le débit des libres associations au gré des méandres, parfois
très tortueux, de l'âme humaine.
Le
behaviorisme classique et opérant nous a amené,
grâce à de nombreuses expériences,
à découvrir toutes les manières
possibles et imaginables que l'on a de façonner les comportements
humains et donc, de les modifier pour le plus grand
bien de la personne ou pour
son plus grand mal.
Le
cognitivisme nous a ouvert les portes de la pensée
dans toutes ses formes (formes jusqu'à récemment considérées
comme d'apparence virtuelle puisque, depuis,
nos amis chercheurs en neuro-bio-psychologie sont en
train
de nous en décoder la formule bio-chimique [1],
les localisations cérébrales et les circuits[2]), soit les idées,
les croyances, les aspirations ou phantasmes, les impressions
sous l'angle de conditionnements qui, en débutant
durant l'enfance, vont influencer de façon durable
et parfois, définitive, notre manière
de réagir émotivement et d'agir physiquement.
Bien si ces différentes perceptions à
la fois
virtuelles et personnelles
sont exactes, délicat
si elles sont fausses car, de la qualité de ces
perceptions vont dépendre la qualité du
raisonnement qui les accompagne, la tonalité
des réactions émotives qui en découlent
et le type de comportements qui s'ensuit.
L'approche
systémique, quant à elle, nous entraîne
dans l'ensemble dynamique formé par les interactions
imposées ou recherchées entre les personnes
avec leurs milieux de vie et au gré des liens
qu'elles y tissent ou dans lesquels elles sont tenues
captives, cet ensemble se faisant et se défaisant
dans un mouvement perpétuel d'expansion et de
rétraction .
De
plus, rien ne nous empêche si tel est notre intérêt
quand on a l'esprit ouvert et curieux de suivre une
formation à l'une ou l'autre des multiples
techniques que l'on utilise soit en complément,
soit de
façon alternative quand elles apportent un soulagement
aux souffrances d'autrui. Je pense aux
techniques psycho-corporelles,
à l'art-thérapie,
au bio-feedback,
au psychodrame,
à l'hypnose,
etc... .
Je
termine en disant: soyons ouverts à toutes les
techniques qui vont permettre de toujours mieux comprendre
l'être humain afin de toujours mieux l'aider de
la façon la plus efficace possible.
Profitons
de l'enseignement que nos aînés et collègues
inventeurs nous ont offerts. Nous avons la chance, à
notre époque, de posséder un ensemble
de techniques. Nous ne sommes plus au début du
XXe siècle avec une seule technique
mise à notre disposition. Le sectarisme
est débilitant; il sclérose la pensée
et induit le rejet.
Bien
entendu, ne soyons pas nous-même sectaire: si l'utilisation d'une seule technique suffit
à apporter l'aide nécessaire à
la personne en fonction de ses besoins, demandes et
autres facteurs pertinents,
tant mieux; mais, ne dénigrons plus ceux et celles
d'entre nous qui utilisons une panoplie de techniques
quand autrui s'en porte bien!
J'espère vous les avoir fait partager: les avantages
de l'approche psychothérapeutique multimodale
sont considérables.
[1]En exemple, concernant l'idée la plus abstraite qui
soit, celle de la croyance, on vient d'apprendre suite aux travaux de
neurobiologistes que le degré de religiosité et donc la propension à croire en
un Dieu dépendrait, entre autres possibles neuromédiateurs participants, d'un
taux élevé de sérotonine libérée au niveau des synapses.
L'idée de Dieu donc n'existerait dans le cerveau humain que grâce à un taux
particulier d'un ensemble de neuromédiateurs, les conditionnements culturels,
donc de type cognitif,
faisant le reste dans la croyance en une puissance extra-terrestre. Voir, p.50,
« Notre cerveau est programmé pour croire », Sciences et vie, n°1055,
août 2005.
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